La puissance de la prière

Spiritualité
07 nov. 2017
Stéphane Dabas


La puissance de la prière

Refuser la prière revient à nous renier nous mêmes. Toutes les personnes qui nient l’intérêt, la portée et l’efficacité sont les mêmes que ceux qui nient son utilité. Pourtant bon nombre d’entre nous prie à la suite d’une grosse difficulté. Une fois que la souffrance trop intense devient insupportable nous faisons souvent appel consciemment ou non à la puissance de la prière.

Qui n’a pas dans sa famille connu quelqu’un qui a déjà pratiqué la prière ? Qui n’a pas lui-même prié après avoir souffert profondément ? Et là, certains râlent de ne pas avoir eu de résultats tandis que d’autres sont floués par la rapidité avec laquelle l’aide est intervenue. Mais le point commun de ces deux catégories de personnes est de laisser de côté cet outil dans leur quotidien pour ne l’utiliser qu’à la prochaine tuile qui leur tombera sur la tête.

Pourtant, depuis toujours nous sont données des preuves d’interventions divines, de miracles et de visions : les révélations de Fatima de 1917, les visions et l’épopée de Jeanne d’Arc, les nombreux témoignages de celles et ceux qui ont été guéris à Lourdes ou dans d’autres pays grâce à l’énergie et à la mémoire de l’eau provenant de sources « spéciales ». Et ce ne sont là que quelques exemples car ne n’ai pas encore suffisamment de culture du divin pour vous en fournir plus.


Le doute à la prière, une coutume millénaire erronée

Ceci étant, malgré toutes ces histoires millénaires, les croyances humaines ne changent pas. Il y aura toujours celui qui, au nom de son diplôme et/ou de son statut, ainsi que de son souhait de remettre en cause les anciens, émettra des doutes et des questions. Celui-ci voudra mesurer, analyser, quantifier pour avoir la « maîtrise » du sujet par sa compréhension mentale.

Mais ne nous lui en voulons pas, nous ne pouvons supporter nous humains, que quelque chose nous échappe. Bien que celui-ci ne mesure que la taille de son égo, comprenons son mode de vie, son fonctionnement, son histoire et nous ferons le pas qu’il pourra ensuite faire par lui-même. Car l’expérience et les enseignements que nous en tirons sont la matière première de nos changements !

Bien-sûr qu’il serait-il plus simple et plus constructif d’accepter notre inaptitude à mesurer l’impact et la puissance de l’invisible. Bien-sûr que l’amour est le moyen pour cela, bien sûr que la confiance en nous-mêmes et en cette énergie supérieure sont le sens profond de nos potentiels insuffisamment inexploités.
La prière lutte contre l’inconscient destructeur. 


Nous ne créons nos vies qu’à la mesure de nos croyances inconscientes. Qu’y a-t-il dans nos inconscients alors ?

Là est la Question : la peur, la souffrance, l’envie d’avoir, de pouvoir, de prédation, de domination et toutes ces croyances, ces pensées et ces comportements ne nous mènent qu’à l’égo destructeur et à un sentiment qui oscille entre constamment entre supériorité et infériorité. Car existe derrière notre viscérale peur qui dérègle tout une éternelle sensation de solitude… Par cette peur intrinsèque résistent, imperturbables, et enracinés nos sentiments, nos émotions, nos pensées et nos croyances négatives.

Désespérément seuls, nous rejetons alors tout sur l’autre, et sur notre provenance liée à la création. Cette création n’est-elle pas à notre image ? Nous la rejetons en bloc car nous estimons qu’elle n’est pas juste, que sa partie masculine ne fait rien, qu’elle nous laisse dans notre souffrance. On peste alors contre elle. Mais nous pestons avant tout contre nous-mêmes.


L’instinct de survie

Nous sommes alors depuis presque toujours en instinct de survie sans le savoir. Nous confions aux 10% de notre cerveau conscient les clés de notre maison corporelle et le soin de diriger nos vies. « De toute façon, il n’existe rien d’autre que la matière, notre corps en est la représentation ! C’est par lui seul que nous existons !!! ». Disent tous les déçus de la vie. Nous acceptons donc par la logique la plus élémentaire que le mental, la volonté, l’effort, la souffrance soient les seuls moyens. Ils sont donc aussi logiquement la composante incontournable de notre quotidien. Et nous refusons de le voir, et de le savoir. Trop grande remise en question !

Et nous développons tous les stratagèmes possibles pour nous entretenir là-dedans. Dès qu’un soupçon de changement possible pointe son nez, nous le remettons sous le tapis, jusqu’à la prochaine dose de souffrance et notre prochaine dose de « loisir », de vacances, d’alcool, de nourriture, de drogue, de câlins effrénés… Impossible de conscientiser ce guide de l’ombre qui, après nous avoir donné des satisfactions éphémères et futiles, nous fait croire que le bonheur ne peut-être que de même nature : ponctuel, éphémère, insaisissable.

Que se passerait il si nous acceptions notre reliance à une énergie qui nous dépasse ? Car la prière est la représentation par excellence de cette évidence. Dans la bonne intention, elle nous y colle. A partir des répétitions en conscience et des intentions pour le meilleur que nous développerions s’effaceraient toute ce mode de fonctionnement terrestre erroné. Cette connexion que nous pouvons pérenniser dans nos quotidiens de manière permanente nous positionnerait dans une toute autre existence. Accepter d’être une partie de la création reliée au tout nous permettrait, peut-être, de bénéficier pleinement de l’âme agit.

Prier c’est se connecter à cet univers qui nous dépasse, c’est bénéficier de sa puissance et de son omnipotence pour faire avancer nos vies dans l’harmonie et l’équilibre de ce tout. Plus de stress, de pression ni de temps puisque ce temps n’est que le premier de nos conditionnement qui nous rend dépendant de notre passage terrestre. C’est par cette peur de la mort construite par nos sociétés occidentales matérialistes que nous sommes tenus. De là en découle le besoin de sécurité, l’argent, une autre forme d’esclavage que celui aboli par Schoelcher. L’angoisse de la mort, et le facteur temps corrélé, nous obligent fondamentalement à aller vite, pour ne pas rater notre peu de temps de vie. Et à force de vouloir en bénéficier à tout prix en croyant contrôler tout ce qui pourrait nous entraver, nous nous empêchons de fermer nos yeux pour, dans la confiance, ouvrir nos cœurs sur la puissance infinie et invisible de la vie qui nous a été donnée.

« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».
St Exupéry


Retrouver le sens ?
Par la prière intéressons-nous justement à la qualité et au sens de nos vies et non à la quantité matérielle de nos avoirs. Comme avait dit Nicolas Tesla, si vous voulez comprendre l’univers, abordez-le en terme de vibration, de fréquence et d’énergie. La prière n’est-elle pas tout ça ? Tout n’est-il pas question d’intention dans la prière ? Pourquoi les grenouilles de bénitier sont en général un peu aigries ? Le but n’est pas l’obtention d’un résultat mais l’équilibre et l’harmonie mis en œuvre de notre demande pour nous-mêmes et pour le monde car c’est ce que je donne que je reçois.


L’impact de la fréquence vibratoire

Ce qui sépare la matière de l’esprit est le niveau vibratoire. La matière se constitue grâce à ses faibles niveaux vibratoires alors que l’esprit fonctionne exactement à l’inverse. Réciter une prière dans l’intention du cœur, de l’amour, et de l’harmonie nous met dans l’énergie de l’esprit et nous y connecte directement. Réciter sans intention particulière, sans humilité, en affirmant qu’on croit n’est que chimère. Dans ce cas, nous ne récoltons rien.

En revanche, si nous voyons les choses humblement et que nous intégrons la vision de Tesla en établissant une connexion avec notre cœur et son énergie puissante, que nous déposons une intention de libération inhérente à la prière, que nous nous ouvrons à l’âme qui agit, alors nous obtenons le juste appui et une aide efficace sans doute rapide.


Alors, pourquoi n’agissons-nous pas en ce sens ?
Quelle est la cause ?
Qu’est-ce qui fait que nous n’anticipons et ne construisons pas suffisamment notre bonheur ? Car la problématique posée par la croyance en la prière est de cet ordre. Nous avons l’intime conviction que nous n’en avons pas besoin, que nous n’en sommes pas capables, nous pensons que nous sommes assez « grands » pour nous débrouiller seuls. Nous nous croyons aussi trop « petit », nous avons le syndrôme de l’imposteur.

Bref tout ce qui faut pour nous convaincre que c’est mieux de rester ainsi. Nous en concluons que rien d’autre ne peut nous animer ou nous apporter de résultat que notre capacité à faire et à agir. Quand bien même nous souffrons, nous préférons croire en cette réalité de souffrance. Pour une fois nous sommes les créateurs de quelque chose ! C’est bien plus agréable que de prendre le moindre « risque » d’exister autrement qu’au regard de nos modes inconscients de fonctionnement. Quel paradoxe ?

Quelles réflexions mener ensemble de ce paradoxe ?  Pourquoi avons-nous peur de notre propre puissance ?

Stéphane DABAS 
Dirigeant de BETOOHAV

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