Le lâcher prise en 5 étapes

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Le lâcher prise pour vivre l’instant présent - 1ère partie
Le lâcher prise pour vivre l’instant présent - 1ère partie

Le lâcher prise pour vivre l’instant présent – 1ère partie

Le lâcher prise, essentiel à notre vie
Nous avons de plus en plus de difficulté à nous concentrer dans une vie que nous ressentons compliquée. Nous devons concilier les exigences de la vie de famille et celles du travail. C’est émotionnellement et physiquement éprouvant. La pratique du lâcher prise peut nous aider à trouver un équilibre. Cela n’évacue pas les problèmes mais nous permet de les aborder plus aisément en les vivant différemment.

Une évidence
Quand tout nous sourit, tout semble bien aller. Quand nous connaissons des cycles d’échec, tout ce que nous avons entrepris se délite. C’est le signe que nous devons tout laisser aller pour faire place au renouveau de la transformation. Résister, c’est refuser de suivre le courant de la vie et en souffrir. Nous ne pouvons stopper le cycle de l’involution essentiel à la réalisation spirituelle. N’offrons aucune résistance à la vie pour nous retrouver dans un état de grâce et de bien-être. Cet état ne dépendra plus des circonstances bonnes ou mauvaises.

Détachement et Pleine conscience sont deux attitudes proches et différentes. Toutes deux permettent le lâcher prise pour vivre l’Instant présent. Comment les pratiquer ? Quelle attitude adopter ? De quelles aides disposons-nous ?

Le détachement indispensable pour le lâcher prise
Le terme tibétain de Shenpa* désigne la réaction impulsive que nous manifestons lorsque les choses ne se passent pas comme nous le souhaitons, l’espérons ou l’attendons.
Ce sont les contretemps, petits ou grands :

  • la pluie un jour de congé
  • la vente espérée d’une maison qui s’annule au dernier moment.

La tension nous envahit. Nous ne voulons pas être où nous sommes à ce moment-là. C’est un sentiment épidermique inconfortable. Le lâcher prise, forme de détachement sera la réponse. Notre bonheur en dépend. Nous décidons de prendre de la distance avec les biens matériels, avec le statut social et nos attentes.

Le besoin d’appartenance : notre plus grand frein
À mesure que le temps passe, nos êtres chers disparaissent, nous perdons nos repères affectifs, notre tribu. Notre aspect physique évolue, notre santé se dégrade. Le détachement se révèle indispensable. Les personnes détachées acceptent les choses telles qu’elles se présentent. Elles ont la marge indispensable pour prendre des décisions judicieuses. Elles sont en mesure de faire le nécessaire pour faire front devant l’adversité. Par exemple, elles n’hésitent pas à reprendre des études pour obtenir un poste en cas de difficulté pour retrouver un job. Dans les moments difficiles, elles ne laissent pas leur bien-être dépendre des circonstances extérieures. Elles se remettent plus rapidement quand elles sont bouleversées. Cela leur permet d’agir en conséquence efficacement avec clairvoyance.

Pour débloquer ce frein :
1ère étape : Prenons conscience de la façon dont nous dépendons :
Des personnes auxquelles nous sommes attachées. 
Des biens matériels qui nous semblent indispensables à notre vie quotidienne.
2ème étape : Regardons-nous en face et osons ressentir ce qui se passe en nous.

Apprenons le lâcher prise en 5 étapes

1. Comprendre nos réactions
Nous posons la base de notre attachement dès notre plus jeune âge. Nos blessures, par manque d’écoute ou d’attention, nos besoins non respectés, nous font développer des « boutons d’alerte ». C’est le repli sur nous-mêmes.
Nous refusons de reconnaître ce que nous ressentons réellement. Nous développons des schémas, des habitudes en réactions aux boutons d’alerte que nous avons créés.

2. Reconnaître nos boutons d’alerte
« Tu es bonne à rien – Comme tu es lente – tu es incapable de le faire ». Des phrases qui blessent et qui activent les boutons d’alerte. Elles nous mettent en colère, nous découragent. Elles peuvent déclencher une envie irrépressible de chocolat ou d’alcool. Nous nous sentons maussades et abattus ou même désorientés. Observons ces réactions. Étudions nos états de mal-être pour réfléchir à ce qui vient d’être dit. Comment nous y avons répondu ? Que vient-il de se passer ?

3. Accepter de ressentir la douleur
Le bouton d’alerte est déclenché. À nous de réagir :

  • En nous recentrant sur notre émotion
  • En évitant de foncer tête baissée dans nos comportements usuels en réaction à la situation
  • En laissant les pensées « atterrir » dans notre corps

4. Faire chaque jour un bref retour en arrière.
Marquons une pause et analysons sereinement nos impulsions, nos actions et nos réactions habituelles. Nos habitudes en disent long sur notre personnalité. Les comprendre nous permet d’en évaluer les effets positifs ou négatifs, de ne plus y réagir à tort et à travers. Nous pouvons décider si nous souhaitons les garder ou non. Ces moments nous permettent de mieux nous connaître et de nous recentrer sur nos émotions. Nous effectuons ainsi un premier pas vers le détachement. Prenons chaque jour un instant pour repérer le bouton d’alerte : c’est lui le déclencheur. Notons-le mentalement. Faisons une liste de ces émotions qui nous bouleversent : les positives comme les négatives. En cas de besoin, ayons le courage de demander à un proche. Il peut nous y aider en toute sincérité.

5. Méditer plus souvent
La méditation constitue la voie royale pour s’exercer à observer ses pensées et ses émotions. Nul besoin de les faire disparaître. On y devient moins réactif, plus serein. Notre vie est plus douce, plus simple. « Comme le plongeur flotte entre deux eaux et profite du paysage, le détachement nous mène au lâcher prise et à la Pleine conscience. »

*La shenpa : mot tibétain « gratter ce qui démange » – Spirale de douleur déclenchée par un petit évènement. Une petite démangeaison qui grossit et se transforme en une grosse contrariété.

Dans la 2ème partie nous étudierons des pistes pour accéder et se reconnecter à l’Instant Présent et des astuces, des techniques applicables dans notre quotidien